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Accueil » Commentaire d'investissement » Commentaire sur les placements – octobre 2011

Commentaire sur les placements – octobre 2011

Sommes-nous arrivés?

Toute l’attention est tournée vers l’Europe, car on ne sait toujours pas si ses problèmes provoqueront une nouvelle crise ou peut-être même une autre récession mondiale. Et comme s’ils n’avaient pas déjà assez de raisons de s’inquiéter, les investisseurs craignent toujours un ralentissement ou une dégringolade en Chine et dans les pays en développement, marchés qui ont été les principaux moteurs de la croissance mondiale au cours des dernières années. Alors, sommes-nous arrivés au point de découragement que représente le creux du graphique ci-dessous?

Dernièrement, les mouvements du marché ont procuré aux investisseurs les moins audacieux les plus grandes récompenses, si l’on peut qualifier de récompenses les faibles taux d’intérêt appliqués aux comptes de dépôts et aux produits d’épargne (dont les CPG). Qu’est-il advenu du concept du rendement proportionnel au risque, selon lequel ceux qui assument les plus grands risques obtiennent les meilleurs rendements? Le marché n’est-il pas dénaturé quand les investisseurs acceptent volontiers un rendement négatif, comme ce fut le cas quand les bons du Trésor américain affichaient des rendements négatifs et que ceux-ci ont tout de même trouvé preneurs? Les investisseurs semblent disposés à assumer ce risque afin d’éviter la plus grande volatilité des placements en actions.

En fait, l’or semble être le seul actif à avoir généré des rendements positifs convenables malgré les nombreux soubresauts du marché au cours des trois dernières années, mais l’or ne génère pas de revenus; sa valeur est donc largement tributaire de l’offre et la demande. De plus, son prix est susceptible de subir de fortes variations, comme la plupart des matières premières. Il va sans dire, les prix des matières premières sont une source d’inquiétude pour le Canada et les investisseurs canadiens, qui ont tendance à participer davantage au marché boursier canadien qu’aux marchés internationaux.

La volatilité accrue des marchés semble vouloir perdurer et c’est l’une des rares prédictions que nous sommes disposés à faire. Nous pensons que le contexte actuel pourrait bien être propice aux achats pour les investisseurs qui veulent augmenter leur portefeuille d’actions à très bon prix, à condition qu’ils aient les nerfs solides. La liquidation actuelle pourrait très bien se poursuivre, mais selon nous, il est fort possible que nous soyons « arrivés » et que les marchés commencent maintenant à remonter. À l’heure actuelle, l’état du crédit, de l’économie et des marchés est loin d’être aussi désastreux qu’au milieu de 2008, juste avant la crise.

 

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